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La PHILOSOPHIE
et la
THÉOLOGIE PHILOSOPHALEun essai sur l'essence
de la philosophie
par Carlo Tamagnone
Traductions de l'italien
par Franco Virzofrancovirzo@yahoo.it
Si la philosophie est
un "amour de la connaissance",
la métaphysique, qui elle
crée des hypostases imaginaires
et les justifie a posteriori,
ce ne l'est pas.
Cela parce qu'elle cherche
à prouver la réalité
de manière subreptice,
moyennant des mécanismes ad hoc
du langage logico-dialectique.
Voilà pourquoi la métaphysique ce n'est pas
de la philosophie,
mais de la
théologie "philosophale".
La nature est l'origine et la source
de toute connaissance.
Lorsqu'on fait abstraction
d'elle, on fabrique de la
pseudo-connaissance
avec la pensée créative
de la métaphysique
et l'on fait alors de la
théologie pure.
L'amour de la connaissance
du réel, n'est pas compatible
avec la création d'hypostases
divines, comme l'Etre,l'Esprit,
le Logos, la Nécessité,
Le Un-Tout , Le Bien,
L'Intelligence, L'Absolu,
Le Brahman, l'Atman,
Le Soi, Le Tao, etc.
Si sabrà mas el discipulo?
Francisco Goya 1799
L'emploi instrumental que
la métaphysique fait de la logique
et de la dialectique,
naît d'une raison instrumentale
qui crée le postulat méta-physique
et le place au dessus du réel physique,
comme un prétendu
fondement théologique.
Cette raison est alors basée
sur la foi dans une parole
qui évoque une Vérité
trans-physique et imaginaire.
Une parole qui est, donc,
instrumentale, qui se
prétend véridique,
mais qui fait abstraction du réel.
Celui-ci se révèle en effect
seulement par l'observation
et l'expérimentation de la science,
que la métaphysique méprise
et sous-estime
comme "non essentielles"
pour son "savoir".
Elle en ressort alors
en tant que pseudoscience d'un postulat méta-physique,
immuable, qui demeure
" au-dessous", "au-dessus",
"au derrière" ou "au-dedans"
de la réalité physique.
Un "savoir" de l'éternel,donc,
de l'originaire, du fondamental
(soit du divin):
la métaphysique.
Et la connaissance du divin
(la théologie philosophale)
remplace de telle manière,
subrepticement,la vraie
connaissance du réel:
la philosophie,
qui elle peut uniquement être" un "amour de la connaissance en soi"
Une pseudo-connaissance,
la métaphysique
qui n'explore pas humblement
la nature et le réel,
mais qui révèle des dogmes,
qui théorise en fabricant,
systématise en assemblant
et axiomatise en démontrant
une réalité métaphysique
supposée et fantastique,
concrétisée par la suite
dans le langage instrumental.
Un langage fait de mécanique
syllogistique, de mise en
scène logique, de dialectique
créative, productrice de
théologie philosophale
taxée de philosophie.
Cela parce que la théologie
philosophale se manifeste ou
comme un culte fidéiste d'un
langage métaphysique
(théogénique de façon autonome)
ou comme le fourrager et le
manutentionnaire des
cultures théologiques
de la tradition.
La création des "entités de
pensée" des métaphysiciens
remplace ainsi la recherche
sur les "entités de la réalité"
en réalisant, par l'utilisation habile
des mécanisme du langage,
un monde fantastique
de super-entités divines.
Ce langage, qui a ainsi perdu
son but réel et fondamental,
deviens moyen de la métaphysique, laquelle transsubstantie
un irréel fantastique en
un réel subreptice.
De telle manière, non seulement
on altère le langage, mais
l'on détruit aussi
le sens du réel,
pour le remplacer avec
celui de "l'idéal".
Cette idéologie philosophale
crée ces fétiches
de la métaphysique
qui sont l'expression
la plus complète
des fanatismes produits par
le sommeil de la raison.
Les hypostases subreptices
qui naissent, fabriqués par des véritables mécanismes
du langage dialectique,
tout à fait étranger au réel,
engendrent une pseudo réalité
supposée " plus profonde "
en tant que métaphysique
qui se prétend l'origine
et la cause de la
réalité physique.
Le texte que nous vous
proposons ici affronte ce
problème, en développant
une analyse de la
théologie philosophale
tout au long des siècles,
avec une approche philosophique anti-métaphysique, donc,
qui veut dégager du marais
de l'ambiguïté et de l'équivoque,
la vérité limitée, mais
authentique, du réel
pour la mettre à l'abri
de la création illimitée
de l'irréel.
LA PHILOSOPHIE
et la
THÉOLOGIE PHILOSOFALE
La connaissance de la réalité et la création
métaphysique de Dieu
Cet essai a été publié
en italien
par Editrice Clinamen
de Florence (223 pp.. 22,50 euro)
et peut être acheté dans les librairies
ou directement par le site:
http://www.clinamen.it
Préface
* * *
I. Connaissance de la réalité et
invention d'une méta-réalité
1.1 Déduction du cosmos de l'existence de Dieu
1.2 Ce que nous entendons par "philosophie "
1.3 Naissance et actualisation de
l'anthropocentrisme
1.4 Métaphysique e simplification
de la complexité
1.5 La logique et la dialectique
en fonction anti-philosophique
1.6 Le langage comme fondement de la théologie
1.7 La science du divin et
la science du réel
II: Le réel et la pensée sur le réel
2.1 La dichotomie philophicité/philosophalité
entre le réel et le " pensé "
2.2 Comprendre et se fabriquer une
compréhension.
La réalité et la vérité
2.3 Les conventions linguistiques
2.4 Les illusions anthropiques: du continuum
aux mythes cosmogoniques
2.5 Micro-cosmos et macro-cosmos
2.6 Divinisation et apothéose du Lógos
2.7 L'âme prisonnière du corps
III: La théologie de
l'Un-Tout holistique
3.1 L'invention de l'unité holistique
de l'Etre
3.2 Les unités-totalités fictives et le
multiplicités réelles
3.3 Hétérogénéité et pluralité du réel.
Nomination et réalité
3.5 Le Un-Tout
dans le panthéisme occidental
3.6 Le Dieu-Nature du panthéisme de Spinoza
3.7 Le monisme holistique
du monde oriental
IV. La théologie de la Nécessité
4.1 La nécessité psychique d'une
nécessité ontique imaginaire
4.2 Le déterminisme historique
4.3 Le déterminisme contemporain
4.4 Un débat sur déterminisme et indéterminisme
4.5 Auto-organisation déterministique
de la matière
Conclusion
Bibliographie
LINK
Le 5 de décembre 2008
bravenet.com